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D'une guerre à l'autre

 

La côte sablonneuse fut en partie transformée en piste d’atterrissage lors de la Première Guerre mondiale. Le Nord et la Belgique furent durement touchés par le conflit mais Dunkerque et la côte ne furent pas prises par les Allemands. Au contraire, elles servirent à évacuer les blessés et à amener de nouvelles troupes du Commonwealth pour se battre sur le front. Après ce terrible conflit, l’armée française décide de maintenir et de renforcer l’aérodrome en limite de la plage, dans les dunes de Grande-Synthe.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, l’aérodrome présente l’intérêt d’être en face de l’Angleterre. L’occupant allemand entreprend également des travaux pour consolider et multiplier le nombre de pistes. Il arrive donc que Grande-Synthe subisse des bombardements anglais.

Le 15 septembre 1944 reste une date inoubliable pour les villageois grand-synthois. Les troupes allemandes sur la défensive ont décidé de dynamiter l’église où devaient être enfermés les habitants. Il faut le courage d’Augusta Fonteyne, une villageoise, pour obtenir la grâce et rendre possible la fuite des Grand-Synthois avant que les soldats ne fassent sauter les maisons dans la nuit : 239 sont détruites et 132 sinistrées sur les 372 que comptait le village.

Ceux-ci attendront la chute du Reich, le 8 mai 1945, pour qu’enfin l’amiral Frisius, qui tenait toujours la place forte de Dunkerque, rende les armes. Ainsi, les villageois rentrent et constatent le désastre : presque aucune maison intacte et des tas de ruines créent un désespoir profond. Les terres sont impossibles à cultiver car méthodiquement minées dans certains secteurs et infestées d’eau salée.

Après quinze ans de dur labeur pour redresser le village, la modernité va bouleverser le rythme traditionnel des villageois.


     
 
 
L'épopée industrielle

 

 
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